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Mois : août 2016

Incendie du dépôt St-Just

Incendie du dépôt St-Just

93 II 54, Archives Municipales de Lyon
93 II 54, Correspondance des O.T.L de août à septembre 1911, Archives Municipales de Lyon

Ce sont d’étranges bougies que nous soufflons là. Il y a tout juste 105 ans le dépôt des O.T.L de St Just partait en fumée. Le chantier de sa reconstruction occupa considérablement la compagnie à compter de l’année 1911. J’aurais l’occasion d’y revenir prochainement.
Que reste-t-il d’ailleurs de son successeur, nouveau dépôt, tel qu’il fut reconstruit ? Cherchez donc du coté de l’actuelle station de métro du quartier St Just. Incendie ou pas, c’est fou comme le patrimoine a tendance à se consumer.
NB : quelques infos sur le sujet ici signées Ferro-lyon, site de référence sur les réseaux de transports lyonnais que soit dit en passant je remercie pour son soutien : http://www.ferro-lyon.net/Ficelles/La-ficelle-de-Saint-Just

Le garage du Clos Jouve

Le garage du Clos Jouve

Méconnu et parfaitement éclipsé par les célébrités avoisinantes du 1er arrondissement, le garage du Clos Jouve disparait en silence et sans se plaindre. Il en a assurément du mérite de savoir tirer sa révérence sans esclandre inutile.

clos jouve portail

Certes, sa situation dans l’impasse des Chartreux ne facilitait pas la connaissance de son cas. D’ailleurs le site est chargé d’histoire et la disparition d’un banal petit garage ne méritait de prime abord pas davantage de tapage.

Mais qu’on se demande si cette petite construction des années 30 aux lignes épurées et au charme désuet, aux respectables volumes intérieurs et à l’imposante charpente métallique, ne se trouvait pas plus à sa place que le cube VIP avec vue sur le « dôme », qu’on se propose de bâcler ici en « utile » remplacement.

clos jouve panneau

Alors, oui, j’ai parlé de lignes épurées en évoquant le garage du Clos Jouve, mais, de ce point de vue-ci, l’édifice qui s’y substituera ne sera pas en reste. Amateurs de rien-à-voir, consolez vous donc, vos attentes ont été prises en compte.

clos jouve charpente

Sérieusement on ne sait pas -plus- réhabiliter ce genre de structure ? Les gens qui auraient l’argent de s’offrir un duplex dans le coin frémiraient-ils à l’idée d’habiter un authentique bâtiment?

clos jouve ruines

Promis, je reviens avant l’automne avec un dossier historique pour plaider sa cause post-mortem. D’ici là si le sujet vous touche, foncez place/impasse des Chartreux pendant qu’il reste quelque chose à voir.

La citation du jour

La citation du jour

« Vous en avez pas assez photographié, de cailloux ? »

C’est une remarque qui m’a été adressée ce jour par un des démolisseurs.  Et vous supposerez assez bien en supposant qu’elle n’était pas très amène et que, même, elle condamnait mon opiniâtreté. Pour ce monsieur dont la mission sur le chantier consiste à s’assurer qu’aucun passant ne reçoive de gravats sur les reins, les assiduités d’une personne qui essaie de construire ou préserver quelque chose d’autre dans un champ de ruines avec tant de zèle est parfaitement répréhensible. Nous ne faisons certes pas le même métier.

Du reste, c’est très volontairement que j’ai négligé de préciser à cet auteur méconnu que ce n’était pas un reportage photo que je préparais mais bien un « film » sur la démolition. Un film où notre homme figurerait comme acteur très secondaire et dont par ailleurs je vous laisserais seul juge de son talent.

Pour le reste et comme par principe je commence toujours par supposer mon interlocuteur moins sot que moi, j’ai commencé par vérifier dans un dictionnaire la signification du mot « caillou ».

Le verdict est le suivant :

Oui, apparemment on peut passer trois semaines à démolir du mâchefer en croyant à du caillou.

J’en profite pour changer ma citation –interrogation- du jour par souci d’élever le débat :

« Si on connaissait un peu mieux ce que l’on démolit, ne rechignerait-on pas davantage à le jeter par terre ? »

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Le sigle des OTL, en sursis sur sa corniche ébranlée
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Une expression monstrueuse de l’appétit
Dépôt Parmentier (2)

Dépôt Parmentier (2)

La Guillotière et le quartier des lônes

1852 sonne pour la commune de La Guillotière la fin de son indépendance et son rattachement définitif à celle de Lyon. Jusqu’à cette date décisive où les assiduités expansionnistes lyonnaises l’emportent sur les résistances du vaste faubourg outre Rhône, sa physionomie était demeurée fidèle aux logiques d’implantation qui l’avaient façonnée avec les siècles : roulage, auberges, relais de postes, enracinés dans la nécessité de traversée et de passage vers Lyon. A ces secteurs d’activité traditionnels répondaient des modes d’une occupation urbaine et démographique que tout appelle désormais au changement. Bien sûr, l’ancienne commune, avant son annexion, avait connu une vague d’urbanisation instigatrice de bien des mutations. Mais c’était au débouché du pont de La Guillotière seulement, point d’ancrage entre Lyon, son faubourg et sa grande rue, que le relai de cette urbanisation en direction de l’est s’était assuré. Au sud dudit pont en revanche l’évolution urbaine donnait la mesure des métamorphoses qui allait affecter en lenteur l’ensemble des territoires qui présentaient le tort de se trouver trop en marge de ce fameux débouché.

Lyon Dignoscyo 1861-1863 Crédit photographique reproduction Gilles Bernasconi, Archives Municipales de Lyon
Lyon Dignoscyo 1861-1863 Crédit photographique reproduction Gilles Bernasconi, Archives Municipales de Lyon

Né dans les reflets de Lyon, le secteur méridional de La Guillotière n’a longtemps existé qu’au travers des contraintes et des convoitises qu’a exercées sur lui la proximité du Rhône. Des premières activités qu’apporta la révolution industrielle au XIXe, beaucoup en effet puisaient dans les ressources qu’offrait le fleuve : vitriolerie, verrerie, cristallerie dispersées au sud et à l’ouest de la future place Jean Macé. Mais ce fut surtout dans le domaine de la construction – port aux pierres, chantier naval, autant d’activités vouées à s’exercer devant la menace permanente d’un fleuve en crue[1] – que ce secteur témoignait des meilleures justifications de son existence.

C’était au prix de la surélévation des quais et des rues que cette portion d’espace, à l’instar de toute la rive gauche, s’était garantie durablement des crues qui l’avaient ravagée en 1856. A cette faveur s’était constitué en amont le nouveau quartier du Cours Saint-André[2], bourgeois et dont le quartier des lônes ne figurait que comme « appendice » populaire et sinistré. Embryon de quartier nécessairement industrieux, populaire et marginal, la maitrise de son espace ne pouvait se conclure sans celle du fleuve. Ainsi, en 1857[3] dès l’instant où l’édification d’une série de digues en amont du fleuve lève cet obstacle, le quartier s’ouvre à d’authentiques avenirs urbains.  A partir de 1862[4], le comblement et l’assèchement des lônes, anciens bras du fleuve déjoué et infléchi, complétait d’ailleurs ces dispositions.

Mais ces nouveaux quartiers devaient aussi une part de leur émergence à l’arrivée du chemin de fer depuis Valence jusqu’à La Guillotière[5] avec une gare de tête de ligne en 1855. Gare de voyageurs d’abord, elle est supprimée au profit de celle de Perrache dès l’année suivante. S’y substituait dans le même temps une simple gare de marchandises mais qui bénéficierait tout du moins d’une liaison avec cette nouvelle gare de Perrache grâce au pont ferroviaire qui enjambait le fleuve. La Guillotière était devenue un passage nécessaire entre le nord et le sud de la France, sans escale de voyageurs, mais les marchandises continueraient à profiter de ce réseau de circulation jeté entre ces deux territoires en mutation.

D’ailleurs l’ouverture de cette ligne n’avait pas fait irruption seule. Parallèlement à son tracé était percé le Cours des ponts du Midi [6]en 1856. Dans son alignement, en franchissement des eaux, un premier pont piéton inauguré de 1847 en préfigurait déjà l’exécution. Ces travaux anticipant la maîtrise du fleuve, participaient d’un réseau d’actions entrepris par la compagnie des ponts du Rhône visant le désenclavement de la partie sud de la rive gauche en la reliant à la presqu’ile. L’extension vers le sud rendue possible, il y était indubitablement question de mettre à profit cette vaste réserve foncière outre Rhône.

Or, après  1884 intervenait le déclassement de la ceinture de fortifications, jugée obsolète. La perspective de suppression de ce vaste système défensif circulant en continu du fort de la Vitriolerie jusqu’à celui du Colombier levait les derniers freins matériels au développement urbain. Les conditions étaient donc favorables à un changement en profondeur du quartier. Déterminé naguère dans ses ambitions d’extension et son tracé par la présence des eaux, l’image du réseau viaire se désolidarisait désormais du maillage esquissé timidement autour des voies de passage plus anciennes et allait bientôt profiter de ces nouveaux ferments urbains.

Facteur de cette croissance globale, l’installation des structures publiques rendues indispensables, tel le groupe scolaire de l’Avenue Berthelot[7], devait accélérer du même coup le processus de croissance traversé par l’ensemble des quartiers de la rive gauche. En 1912, la création du septième arrondissement ponctionné sur une partie du territoire du sixième sanctionnait cette extraordinaire attractivité démographique. De ce nouvel arrondissement, la future place Jean Macé fut bientôt le cœur. Située au croisement du prolongement de l’Avenue de Saxe[8] avec l’ancien Cours des ponts du Midi, les deux grands axes majeurs qui structurent le quartier, son emplacement était naturellement tout indiqué. Ici la mairie du 7e arrondissement, eut bientôt son opulente façade.

image 2 - 5s plans de secteur au 1-200e
Plan de secteur au 1/200e, 5S, Archives Municipales de Lyon

L’ancien quartier des lônes a bien changé. Et si cette transformation physique devait en particulier aux grands édifices, Universités, hôpitaux, et Ecole de santé militaire le long de l’Avenue Berthelot, elle devait également à la poussée des grands  immeubles de rapport qui remodelèrent sa physionomie. Sans effacer sa vocation première, ancrée dans l’industrie, le quartier attirait à la fin du XIXe siècle la frange bourgeoise de la population qui faisait défaut jusque là. En résulte sa physionomie contrastée des premières années du XXe. Sous l’effet de cette expansion la nouvelle frontière urbaine de la rive gauche est repoussée plus au sud, à l’extrémité de l’avenue du maréchal de Saxe. Au delà de cette limite matérialisée et imposée par la voie ferrée c’est Gerland qui hérite plus spécifiquement le devenir des ambitions industrielles du quartier.

 

Rues de la lône, rue St Jérome, rue Parmentier, rue des asperges [9].

Si la plupart de ces rues sont attestées, et sous ces dénominations, dès les années 1850[10], elles correspondent à l’époque à des voies encore faiblement fréquentées ou habitées.

Or, au tournant du XXe siècle ces rues, qui délimitent le futur dépôt, vont faire l’objet d’aménagements conséquents à la fortune récente du quartier. En 1904 la Municipalité, qui se flatte d’avoir opéré les dernières expropriations nécessaires au parachèvement des tracés des rues Parmentier, St Jérome et de la lône, décide d’opérer leurs travaux de mise en viabilité[11]. Ils concernent l’installation de conduites et de lanternes à gaz, terrassement, pavage en cailloux roulés pour la chaussée, la pose enfin de bordurettes en granit pour les trottoirs qui la flanquent. Cette mise en œuvre se prolonge l’année suivante des indispensables travaux de fontainerie : canalisations, conduite en fer d’adduction d’eau et robinets.

Pan de mise en viabilité, 922 W 81 3, Archives Municipales de Lyon
Pan de mise en viabilité, 922 W 81 3, Archives Municipales de Lyon

On le voit, en 1912, au moment de la construction du dépôt, les rues qui délimitent le futur « Ilôt Parmentier » ont bénéficié des soins les plus récents en matière de voirie.

(A suivre).

Revenir à l’article Dépôt Parmentier (1)
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Bibliographie :

BANAUDO José, Sur les rails du lyonnais ; tome 1, le grand réseau de Marc Seguin au TGV, Breil-sur-Roya : Editions du Cabri, 2001. 159 p.

BERTIN Dominique (dir.), de OCHANDIANO Jean-Luc, HALITIM-DUBOIS Nadine et al., Lyon, de la Guillotière à Gerland : le 7e arrondissement 1912-2012, Lyon : Editions lyonnaises d’art et d’histoire, 2012, 223 p.

CLEMENCON Anne-Sophie, La ville ordinaire : généalogie d’une rive, Lyon, 1781-1914, Marseille : Editions Parenthèses, Coll. « Architectures », 2015, 288 p.

CURTET Raymond, La naissance et l’évolution d’un espace urbain : la place Jean Macé et son environnement , Cahiers de Rhône 89, n° 20, 1998, p. 69-95

PELLETIER Jean, Connaître son arrondissement, le 7e, Lyon : Editions lyonnaises d’art et d’histoire, 1997, 96 p.

VANARIO Maurice, Rues de Lyon à travers les siècles : XIVe-XXIe siècles, Lyon : Editions lyonnaises d’art et d’histoire, 2e édition actualisée et corrigée, 2002, 333 p.

Sources d’archives :

1541 WP 20 : Lyon plan Dignoscyo 1861-1863, Crédit photographique reproduction : Gilles Bernasconi,  Archives municipales de Lyon.

5 S 015-01 et 5 S 020-01: Plans de secteur au 1/200e, section 15 (année 1915) et section 20 (année 1910), Archives Municipales de Lyon.

922 W 81 3 : Mise en état de viabilité des rues Parmentier,  lône, professeur grignard, etc., 1904-1905, Archives Municipales de Lyon.

1419 WP 45: Ouvertures de voies publiques sur terrains domaniaux, 1902, Archives Municipales de Lyon.

Sources en lignes :

COURAUD Lorraine, HALITIM-DUBOIS Nadine, Vitriolerie puis fort de la Vitriolerie actuellement Quartier Général Frère In : Inventaire, Patrimoine de Rhone-Alpes [en ligne], dossier réalisé en 2012 [Consulté le 10/08/2016]. Disponible à l’adresse :  http://patrimoine.rhonealpes.fr/dossier/vitriolerie-puis-fort-de-la-vitriolerie-actuellement-quartier-general-frere/4fe547c0-8882-4748-ba4c-3ef89b0c0398

VILLIEN H., L’endiguement du Rhône et de la Saône : les quais de Lyon et leur efficacité contre les inondations, Les Études rhodaniennes, 1937, volume 13 n°1, pp. 5-22. Disponible à l’adresse : http://www.persee.fr/doc/geoca_1164-6268_1937_num_13_1_6500

 

[1] HALITIM-DUBOIS Nadine, p. 126 in Lyon, de la Guillotière à Gerland : le 7e arrondissement 1912-2012, BERTIN Dominique (dir.), de OCHANDIANO Jean-Luc, HALITIM-DUBOIS Nadine et al., Lyon : Editions lyonnaises d’art et d’histoire, 2012, 223p.

[2] Future rue de Marseille.

[3] VILLIEN H., L’endiguement du Rhône et de la Saône : les quais de Lyon et leur efficacité contre les inondations, Les Études rhodaniennes, 1937, volume 13 n°1, pp. 5-22. Disponible à l’adresse : http://www.persee.fr/doc/geoca_1164-6268_1937_num_13_1_6500

[4] COURAUD Lorraine, HALITIM-DUBOIS Nadine, Vitriolerie puis fort de la Vitriolerie actuellement Quartier Général Frère In : Inventaire, Patrimoine de Rhone-Alpes [en ligne], dossier réalisé en 2012 [Consulté le 10/08/2016]. Disponible à l’adresse : http://patrimoine.rhonealpes.fr/dossier/vitriolerie-puis-fort-de-la-vitriolerie-actuellement-quartier-general-frere/4fe547c0-8882-4748-ba4c-3ef89b0c0398

[5] Œuvre de la Compagnie  du Chemin de fer de Lyon à Avignon.

[6] Actuelle avenue Berthelot

[7] Bâti à partir de 1877

[8] Actuelle rue Jean Jaurès

[9] Actuelles rues Jaboulay, St Jérome, Professeur Grignard et d’Anvers.

[10] VANARIO, Maurice,  RUES de Lyon à travers les siècles : XIVe-XXIe siècles, Lyon, Editions lyonnaises d’Art et d’histoire,  2002, réed.

[11] 922 W 81 3 (Archives Municipales de Lyon)

En progrès

En progrès

Article du Progrès, 01/08/2016
Cliquez sur l’image pour accéder à l’article sur le site du Progrès

Savoureux article signé le Progrès. Il amorce sans ambages son propos en nous expliquant que le chantier du dépôt Parmentier a débuté cette semaine du 1er aout. C’est naturellement un choc pour tous ceux qui croyaient avoir vu commencer ce chantier le 20 juillet (soit à peu près 10 jours plus tôt) et même avoir aperçu quelques pans de murs s’abattre discrètement depuis le 22 juillet.

Mais cette distorsion spatio-temporelle qui nous a tous abusés et en laquelle le Progrès, à la pointe de l’information, intervient  tel un correcteur d’inexactitudes  ne s’arrête pas là. En effet, il nous certifie que là où tous les gens sensés croyaient indubitablement reconnaître une boucherie, qui pue la mascarade patrimoniale à plein nez, il faut tout au contraire distinguer un « exemple de reconversion ». La chose arrive par conséquent à point nommé puisqu’elle réussit parfaitement à réconcilier tous ceux qui n’en étaient pas déjà amateurs avec le goût des gravats ou celui de la tôle froissée.

Le texte par ailleurs n’a pas son pareil pour diffuser, avec le recul journalistique qui s’impose, la bonne parole du patrimoine. Citée en exemple la reconversion de ce fleuron industriel  (dont les trois quarts sont promis à la destruction, ou plutôt la « déconstruction ») ne pourra manquer de séduire les amoureux du patrimoine du quartier, et spécialement ceux qui sont déjà partis en vacances, très loin d’ici de préférence.

Fort heureusement le texte se donne la peine d’une précision indispensable à ta compréhension exacte des choses, toi lecteur, celle que dans ce chef-d’œuvre de reconversion « une partie du bâti, rue Jaboulay, sera conservée ». En effet,  patrimoine ou non d’ailleurs, pour parler de reconversion  il faut au moins conserver quelque chose. C’est même aux dernières nouvelles une condition nécessaire pour pouvoir parler de reconversion. Merci donc Captain Obvious.

On nous explique enfin que les habitants seront consultés, à propos de l’espace vert, ce qui est fabuleux. Espérons que les tenants du thuya à feuilles caduques ne s’accrocheront pas trop à ceux du rhododendron bleu du Pérou. On connait la férocité ordinaire des habitants du 7e dans tous les débats publics où notre démocratie les oppose et les met courageusement à contribution pour la nécessité des sujets qui les concernent au plus haut degré.

Brève – Parmentier

Brève – Parmentier

Cette semaine le chantier de démolition de l’ilot Parmentier se poursuit. Le secteur ressemble à un champ de ruines mais dans lequel le tri serait scrupuleusement observé : tas de bois d’un coté, tas de ferraille de l’autre. Un bombardement amélioré quoi.

A noter par ailleurs que suite à l’effondrement du hangar nord qui lui était accolé, le bâtiment d’habitation rue Jaboulay a vu l’aggravation d’une ancienne fissure. Un renfort métallique a dû lui être appliqué, manœuvre qui a eu pour effet de ralentir sensiblement le chantier. Espérons que la société Cogedim saura surmonter honorablement les difficultés auxquelles elle se heurte.

Démantèlement du toit

 

Tuiles au sol

 

Progression du chantier

 

Charpente tombée

 

Art contemporain
Sculpture d‘art contemporain éphémère qui s’est improvisée dans le chantier, montée sur son piédestal, un pylône en sursis.