Ce qu’il s’est passé rue du 4 août

Ce qu’il s’est passé rue du 4 août

Billet éclair et impromptu en vue de traiter du cas de la démolition de la maison située à l’angle des rues du 4 août 1789 et Jules Kumer, à Villeurbanne.

J’ai peu de choses à en dire sinon qu’en traversant hier matin le quartier à vélo, dans le cadre de la visite organisée par L’AGORA, La Ville à vélo, et ma propre association La ville édifiante, j’ai lutté intérieurement afin de me souvenir de ce à quoi ce mystérieux tas de ruines s’était substitué.

C’est dire si parfois dans la disparition du seul élément d’un ensemble, jouant le rôle de repère, la mémoire se défausse. Ici, j’étais incapable de restituer une image cohérente à la vue des débris, en dépit de ma capacité à visualiser parfaitement la maison ensuite, et une fois son identification faite.

Nos routes s’étaient croisées en mars dernier et l’annonce de sa démolition ne m’avait pas échappée. Aussi n’avais-je pas manqué d’exécuter quelques clichés (sans penser qu’il devait s’agir des derniers).

Vue de la rue Jules Kumer

J’ajoute par ailleurs que la démolition ne s’applique pas qu’à la maison mais à l’ensemble couvert par les N° 157 et 159 de la rue du 4 août, c’est-à-dire à des édifices de dépendances et des ateliers. Quant à la petite maison rouge sans doute n’offrait-elle rien d’extraordinaire; cette fois donc ne m’éparpillerai-je pas en : « quel désastre, mon Dieu, ma vie est foutue, etc. »

Ajoutons que si l’actuelle rue du 4 août n’est autre que l’ancien chemin de Saint Antoine, c’est-à-dire une très ancienne voie de passage, ces édifices ne paraissaient appartenir qu’au 1er tiers du XXe siècle et qu’il n’est pas possible de plaider leur grande antiquité.

Et pourtant comme je l’ai dit sa figure agissait comme un repère, et encore un peu plus que cela (un lieu de sociabilité ?) dans un quartier (la Perralière) qui en manque.  Ces repères visuels ajustent notre espace mental précisément en ceci que leur touche de pittoresque un peu désuète dénote avec l’uniformité du paysage environnant. Leur disparition ne peut par conséquent laisser indifférent.

En souhaitant une bonne fête à tous les Georges et une bonne journée à tous les faiseurs de gravats.

 

 

2 réactions au sujet de « Ce qu’il s’est passé rue du 4 août »

  1. Bonjour,
    Quel contraste une fois démolie……J’aimais bien cette maison café….je savais bien qu’elle partirait…….un jour on découvrira peut-être sous certains décombres des restes d’habitations romaines ou médiévales et des fouilles archéologiques arrêteront momentanément ces démolitions….ah ah ah …
    On se sent démuni face à tout cela….
    Ah l’argent, l’entassement des gens dans la ville et ensuite les rues surchargées de voitures pour aller travailler…MDR
    V.B.

    1. Bonjour,
      Eh ma foi oui, je suis repassé devant cet après-midi et c’est place nette. L’uniformisation du quartier achève de le rendre méconnaissable, et c’est regrettable. C’est à nous tous qu’il appartient de défendre un modèle de société qui reste vivable (et où l’urbanisme n’est que l’un des aspects).

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