Toulouse, Albi, Gaillac

Toulouse, Albi, Gaillac

Mi janvier, gagné par la grisaille lyonnaise, l’espérance d’un soleil moins vagabond me persuada de sortir de chez moi pour remonter la route du vent du sud.

Malgré mes espoirs trompés, en voyage l’envie me prit ensuite de coucher par écrit mes impressions pour les partager. Aucune des trois villes dont il va être question ne m’était connue. Tout ce que je raconte ne vaut jamais que comme témoignage accompli en grand écart forcé depuis mon pas de porte, comme un lyonnais très ignorant des lieux  qu’il a traversés et qui ne se revendique d’aucun savant crédit. Enfin, le temps, chagrin, ne m’a pas seulement offert des panoramas urbains dignes des villes à la rencontre desquelles je m’étais porté. Que toutes les villes roses daignent me pardonner l’offense que je répète dans chacune de mes clichés : mots et photos.

Aux abords de la cathédrale à Toulouse

Ma soif de confronter me soumet à d’oppressantes difficultés. Je dois formuler un aveu qui vaut pour confession intime : je suis un lyonnais complexé mais jaloux, qui, à force de familiarité avec sa ville, s’est rendu impropre à juger de sa valeur. Dans cet état d’amoureux des choses, j’aime autant que je mésestime mes clochers le moment venu, celui de les comparer à d’autres. Souvent il m’est arrivé de m’étourdir devant de belles cités en France, baissant la tête aussitôt après l’avoir levée. Et j’ai toujours supposé, à tort peut-être, que cette comparaison avec de belles et illustres villes étrangères ne ferait qu’accroitre cet état de flétrissure. Mal épaulé par un compagnon de voyage, souvent prompt à me déclarer : « On n’a pas ça à Lyon quand même », la comparaison m’accable et m’obsède, et c’est en empruntant ses mots à lui, chargés de défaitisme, que j’inaugure ces carnets de voyage de lyonnais.

Poser des critères m’aurait été salutaire. L’idée pour autant n’était pas de me mettre en situation de travail, loin de chez moi, mais de livrer de grandes lignes comparatives passablement travesties de subjectivité qui, tout du moins, me permettront d’entrer dans les causes de jugements que j’essayerai de formuler.

 

Confrontation des deux grandes villes : Ce qu’on a à Toulouse.

Avant de développer une confrontation qui ne peut revêtir de sens de prime abord qu’entre grandes cités urbaines, commençons par dire que Toulouse, comme Lyon, est riche de tout un tas de petits commerces fort sympathiques, innovants et alternatifs, et qui laissent entendre qu’il y fait beau vivre. Mais mon propos n’est pas d’émettre un diagnostic sur ces aspects-là. Je ne veux traiter que cailloux, ou plutôt briques, et paysages urbains historiques.

Toulouse est dotée d’un panel d’édifices exemplaires de l’art français qui couvre bien des époques : le roman culmine à St-Sernin par exemple qui est la plus vaste construction romane d’Europe.

L’église Saint-Sernin, clocher roman en vue, précédé d’un portail Renaissance

Disons-le sans ambages, face aux grandes figures occitanes, l’art roman passerait à Lyon pour loisir de maître quenellier un peu ferré, sans plus, dans le maniement du caillou. Même en lui laissant disputer un challenge plus équitable en le rétablissant dans une comparaison au titre de son patrimoine gothique, force est de reconnaitre que les édifices médiévaux pris dans leur ensemble en remontrent bien davantage à Toulouse qu’à Lyon. Que dire en effet de notre pauvre cathédrale Saint-Jean, rejeton chétif du grand art gothique, et fillette chétive encore devant l’art romano-gothique des sanctuaires du sud ?

Couvent des jacobins, Toulouse : chevet gothique.

Et cette exemplarité dépasse ce seul cas pour traverser les âges. Car c’est ensuite dans ses grands hôtels aristocratiques[1] de style Renaissance qu’on retrouve une réputation équivalente au plan national : Bernuy, Assezat, Vieux-Raisin, pour n’en citer que quelques-uns, autant d’hôtels qui, à l’inverse de leurs homologues lyonnais, figurent volontiers dans des manuels de référence sur l’art français du XVIe siècle en raison de leur ampleur, leur innovation dans leur style décoratif, etc.

Hôtel d’Assézat, du nom d’un bourgeois enrichi par le commerce du pastel. Milieu XVIe siècle.

Si cette opulence ne se dément pas aux deux siècles suivants, il semble que le défaut d’exceptionnalité des constructions toulousaines qui lui succèdent ne soit imputable qu’à une comparaison plus défavorable avec des édifices, plus fastueux encore dans d’autres villes, Paris en tête naturellement (et comme toujours).

La performance des hôtels XVIIIe reste honorable. Vue sur rue.
Le même, vue sur cour.

Mon intention n’étant pas d’entrer dans un catalogue malavisé de ce qui existe, je me bornerai à  observer qu’à Toulouse, beaucoup de rues du centre-ville ont conservé le témoignage pérenne de ces grands édifices : églises, bâtiments publics ou privés de belle facture dont beaucoup  mêlent à bon droit leurs pages de pierre à celles de la grande histoire de l’art français. On ne saurait en dire autant de Lyon, parfaitement ignorée et boudée des mêmes recueils quand elle n’est pas regardée et citée pour sa célèbre galerie Philibert Delorme de l’hôtel Bullioud.

Hôtel du Vieux-Raisin, détails de la façade sur cour.

Et ces hôtels sont des monuments à eux seuls. Ceux du XVIe siècle dressent au ciel leurs tours carrées massives et écrasantes, parfois coiffées de merlons et cantonnées de tours rondes.

 

 

Hôtel Masencal, XVIe siècle.

Puis, changeant de style à l’âge classique, ils perdent leur caractère féodal sans sacrifier leur gigantisme :

Hôtel XVIIIe siècle : la porte à guichet est à échelle humaine

En clair, Toulouse par rapport à Lyon, c’est une ville où l’impression de monumentalité s’insinue jusque dans la notion d’habitation privée. Complétant la parure des édifices religieux, c’est de surcroit en fort beau nombre qu’ils  figurent, eux et leurs entrées grandioses. A ce compte d’ailleurs, toutes époques confondues pour l’ancien régime, impossible d’imaginer Lyon s’aligner avec Toulouse[2]. Les facteurs favorisant cette production (présence d’une certaine catégorie sociale aisée rendue possible par celle d’un parlement, d’une université, etc.) dont Lyon a été privée sont évidemment à mettre en cause.

Hôtel Dahus, XVIe siècle.

J’en viens pourtant à un second aspect et corollaire : la question des ensembles et de la cohérence des espaces bordant les grands édifices, qui rejoint celui de l’évolution des villes au cours des siècles. A Toulouse ces abords ne sont pas toujours heureux. Je ne prétends pas d’ailleurs qu’à Lyon ils le soient toujours, mais abordant ici ces cas des découvertes de voyages et des réflexions qu’elles m’inspirent, je me sens en devoir de le mentionner tout simplement parce que quelques fois cela m’a déçu. Trop souvent les édifices de cette ampleur donnent la mesure du temps qui a passé sur eux, grands d’une victoire amère qui les a rendus veufs, orphelins des murs dont les aménagements urbains sous d’intentionnelles logiques parfois ont pu concourir à les isoler. Plus ils sont antiques et plus cela se vérifie. Dans ce cas les édifices se retrouvent posés et livrés au regard comme les objets qu’ils ne sont pas : des édifices, retranchés de leurs significations, et dont on fait le tour pour trouver l’angle idéal pour sa photo, qu’on ait loupe en main ou bob sur la tête, ce qui n’a jamais été leur vocation.

« Truc de la Renaissance » esseulé et posé là au dos du Capitole et regardé par ses voisins et contemporains bourgeois avec, sûrement, un mélange d’envie et de dédain.

Indéniablement parisienne, cette attitude solitaire est proportionnée souvent à l’ancienneté (sauf dans le cas des arrangements d’ensemble, donc solidaires et contemporains des édifices mis en scène). Pour Toulouse cela est loin d’être la règle : et de nombreux panoramas assoient ces vieux édifices dans un cadre authentique et captivant.

vue sur Notre-Dame de la Dalbade

A quoi s’ajoute de somptueuse perspectives , axes de rues pointés en enfilades sur un clocher :

Même église vue de la rue des couteliers où l’enseigne l’Anartiste tire élégamment parti de son environnement. Spéciale dédicace au souvenir d’un bon repas.
Le Taur dans sa rue.

Les hôtels particuliers toulousains eux – ceux du XVIIIe siècle en particulier – s’inscrivent parfaitement dans le tissu urbain et en constituent l’ornement. S’en dégage une harmonie qui flatte le regard du visiteur. Ils côtoient avec élégance de belles maisons de rapport du 1er XIXe siècle de style néoclassique, s’y associent dans de séduisantes perspectives.

Hôtel néoclassique flanqué d’immeubles de rapport de style identique quoique plus récents.
L’exiguïté de la rue profite à la mise en scène et la découverte de l’hôtel de Pierre, en face, dont la touche dénote.
Angle suivant en tournant à droite, en laissant l’hôtel de pierre (à gauche) , perspective pittoresque précédant l’église dont le clocher émerge.

 

Les quais : Perception et grandeur

Inclinant à livrer des impressions de voyage plutôt que des statistiques éprouvées, d’ainsi arpenter les rues avec mes pieds plutôt qu’avec un mesuromètre, je ne me suis guère porté à m’embarrasser de chiffres. Je vais néanmoins bredouiller quelques notions de grandeur.

Il existe à Toulouse des quais constitués au XVIIIe siècle et qui s’articulent autour d’un ample dégagement des berges aménagées lequel offre la jouissance d’un panorama sur la Garonne.

Par des escaliers on atteint une plateforme qui affleure le niveau de l’eau et qui constituait jadis l’emplacement du port de la Daurade.

Cette espèce de crique aux volumes charmants m’a beaucoup séduit. Il s’agit indubitablement d’un endroit agréable quoique passablement mis en valeur.

Je dois dire qu’on s’attend à trouver mieux que cette espèce de square tout mesquin au fond de cet espace.
Mais fort heureusement la poubelle reste aux couleurs de la ville.

Les quais sont, à l’appui des rues ou des places, et plus qu’eux peut-être, une balance de l’ampleur d’une cité. Le jour ils permettent d’apprécier exactement l’étendue d’un espace tourné vers les eaux fluviales. Quand la nuit pénètre les lieux, elle vient fausser le contour des choses, mais un carillon de lumières se substitue à la perception qui parle la voix accrue d’une poétique multitude.

Le Pont neuf, l’Hôtel-Dieu et le dôme de la Grave

A Toulouse les quais sont bordés majoritairement de petites maisons, et n’observent pas d’ordonnance en dépit des magistraux agencements fluviaux entrepris ici au XVIIIe. D’ailleurs, au final, on se surprend un peu à ne pas retrouver dans un espace, pourtant propice au gigantisme par nature, l’expression d’une telle monumentalité, qui est le mot d’ordre en ville. Je le relève comme un paradoxe seulement et sans y mêler le regret , car les constructions qui bordent ces quais sont, autour des deux ports, tout à fait attachantes de simplicité.

Touche de rusticité supplémentaire : vers le débouché du pont Saint-Michel, le quai profile une atypique succession de maisons du début du XIXe siècle comptant r-d-c, entresol et étage simple pour la plupart, surmontées d’une constante galerie en bois :

 

Resserrés dans leur étendue entre leurs ponts « anciens », ces quais développent un panorama dont la limite urbaine se fait rapidement sentir.

En plein centre, et déjà des figures au caractère très contemporain jaillissent à l’horizon.

S’en dégage une impression de condensation. D’amont en aval on embrasse d’un unique point de vue tous les éléments qui composent l’écriture d’une cité, du moyen-âge jusqu’au béton de ciment armé, sous les bords d’un creuset qui parait étroit en comparaison à celui de la cité rhodanienne. Les empreintes du XVIIIe siècle, laissant derrière elles les clochers anciens comme de lointains signaux, coudoient les roues crantées de l’industrie du XIXe siècle, tandis que déjà leurs contours s’estompent pour céder la place à des formes résolument contemporaines. Comme si à Lyon l’Hôtel-Dieu se pressait contre l’usine de Cusset aussitôt talonné par la Cité Internationale.

A Toulouse comme à Lyon de grands édifices existent sur ces rives dont la mise en lumière recherche le spectaculaire avec d’autant plus de succès ici que le fleuve est remarquablement large. Mais sans continuité urbaine à leur hauteur, l’ensemble perd en monumentalité et décroit presque en prestige. Sur la rive gauche de la Garonne, pas de front unifié et la masse de l’Hôtel-Dieu toulousain, telle une figure obstinée et accrochée à son rocher, fait même obstacle à la circulation.

La comparaison avec notre propre Hôtel-Dieu, lequel s’insère au cœur d’un plan d’aménagement régulier des quais au XVIIIe siècle fort réputés dès lors pour leur promenade spacieuse, étonne. Même remarque pour l’hôpital de la Grave situé sur la même rive, massif mais isolé. C’est là quelque chose d’impensable à Lyon où la libération des espaces des berges est un acquis du milieu du XIXe siècle et dont les premières conquêtes remontent au XVIe siècle.

Cette différence d’aménagement renseigne-t-elle sur une inégalité des trafics fluviaux entre Rhône et Garonne, et les exigences d’accès qu’ils traduisaient? En tous les cas ils divergent d’ampleur.

Ces rapprochements m’ont donné la mesure d’une exception que je banalisais peut-être jusqu’ici : l’arrangement de longs quais continus demeure une particularité telle en France qu’ils sont un lot que même une ville du rang de Toulouse ne partage pas avec Lyon ou Paris, et en dépit des aménagements conséquents dont a bénéficié la Garonne sur sa rive droite au siècle des lumières.

 

A suivre.

***

True story :  « Ne te quaesiveris extra ». Le monsieur, très serviable, qui m’a ouvert la grille d’une l’allée, avant de me recommander la visite des recoins auxquels elle conduisait, m’a assuré que la maxime lapidaire figurant sur la table du portail devant lequel nous nous trouvions était tirée de l’œuvre du poète latin Persius. Sa pensée, qui peut se résumer ainsi que de ne pas rechercher en dehors de soi les principes de ses propres actions, m’a été présentée sous une tonalité un brin désabusée et avec un regard qui projetait sur ses semblables le regret d’éprouver aussi peu  sa juste application au quotidien.

Nous avons trouvé dans cette maxime l’occasion d’un petit échange et je ne désespère pas que le soleil revienne à Toulouse, aujourd’hui ou demain.


 

[1] A partir de l’époque moderne l’hôtel à la française s’impose comme modèle durable de la construction urbaine aristocratique : Un mur écran sur rue percé d’une grande et somptueuse porte cochère ouvrant sur cour spacieuse précédant le corps et la façade d’honneur de l’hôtel particulier.

 

[2] Le quartier entre Bellecour et Ainay , point de concentration presque exclusif de la construction civile urbaine aristocratique lyonnaise moderne parait très en deçà.

[3] Je rappelle ici que c’est un fervent défenseur du patrimoine industriel qui parle

[4] P 14

2 réactions au sujet de « Toulouse, Albi, Gaillac »

  1. Votre billet me touche particulièrement. Je suis lyonnaise de coeur, profondément. C’est la ville de mon adolescence et de ma vie étudiante. J’ai vécu à Toulouse une partie de mon enfance, et ensuite vingt-cinq années de ma vie d’adulte. Je suis maintenant de retour en région lyonnaise

    J’ai du mal à être objective au sujet de Toulouse. J’ai détesté vivre à Toulouse (en grande partie pour des raisons personnelles), même s’il y a certains aspects de la ville qui me sont agréables.

    Je dois dire que je partage assez votre analyse. De nombreux et beaux monuments, de belles perspectives par endroits. J’aime beaucoup votre réflexion sur les quais ; je m’étais fait exactement la même. Idem sur l’impression de condensation. Mais je pourrais compléter par d’autres observations :

    – le « sabotage architectural ». L’expression n’est pas de moi ; je l’ai lue dans un livre écrit par un Toulousain, au sujet de sa ville. Il s’agit de la manie de surélever les maisons du XIXème siècle ou même plus anciennes par un étage de béton ou métal, de laisser debout des pans de façades de brique anciens pour les entourer de béton et de fenêtres au rabais (et de refaire un tout autre bâtiment à l’arrière).

    – la juxtaposition de maisons anciennes, de maisons modernes, de constructions moches, de bâtiments non entretenus ; une impression là encore de sabotage, de négligence, de brouillon. Je ne dis pas que le phénomène n’existe pas à Lyon, mais il est davantage caché dans des coins qu’on ne parcourt pas dans l’usage quotidien du centre-ville (ou que l’on passe vite vite pour revenir sur les axes soignés). Je pense aux rues perpendiculaires aux rivières dans la Presqu’Ile, et à nombre de rues des Brotteaux. On pourrait remonter à l’histoire des deux villes pour expliquer le phénomène, ou à leur sociologie. Mais les faits sont là. Je n’ai pas aimé fréquenter le centre-ville de Toulouse. J’ai toujours eu cette impression de brouillon, déprimante. Pour gommer cette impression, il fallait que je me mette pour quelques heures dans la peau d’une touriste qui cherche la belle photo (le beau bâtiment, la belle perspective…)… A Lyon rien de tel. Je me sens légère dans le centre-ville.

    On pourrait disserter sur beaucoup d’autres points, mais voici les deux aspects qui me sont venus en premier, en réaction à votre point de vue. Bravo en tout cas pour la finesse de votre analyse, qui révèle une excellente culture et une grande sensibilité aux ambiances urbaines !

    J’ai hâte de vous lire au sujet de Gaillac et Albi, que j’ai fréquentées pour le travail ou les loisirs, mais beaucoup plus dans la peau d’une touriste !

    1. Je pense que pour y avoir vécu vous connaissez infiniment mieux que moi Toulouse. Moi je n’ai fait que la traverser pour ainsi dire. C’est précisément pour cela que je suis passé à coté d’une partie du sabotage architectural que vous évoquez, presque sans le voir.
      La visite d’une ville se fait toujours dans la visée d’en voir un maximum en temps restreint et aux dépens d’une partie de certain nombre de ses aspects. Il m’aurait fallu des jours pour finir par voir ce que précisément je vois et recherche actuellement dans Lyon (le petit patrimoine, les faubourgs, les usines, etc). On accomplit des choix en suivant une échelle de valeur plus ou moins consciente. Il y a des choses qu’on se refuse à voir tout simplement parce que le moment ne s’y prête pas, etc.
      Pour vous comme pour moi enfin, l’amour, ou la haine, qu’on porte à un lieu sont dictés en partie par nos affects…
      Merci en tous les cas, pour Lyon et pour moi, de votre commentaire inspiré.

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